L' ENFANT


images défilante de bébé

 

L' évolution

 

Les débuts des petits

Placées sous la présidence de Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste, les 8es rencontres des assistantes maternelles ont eu lieu le 25 janvier 2014, à Paris, sur le thème "Le rôle des assistantes maternelles dans les débuts des petits". Lors de ces rencontres, Boris Cyrulnik rappelle l'importance de l'assistante maternelle dans le développement de l'enfant et comment elle constitue une figure d'attachement de premier plan.

Egallement sur le site http://assmatmag.com/


Retrouvez cette interview dans Assistantes Maternelles Magazine, n°98, février 2013,
p. 8-9.


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La pédagogie Montessori, c'est quoi ?

montessori

 


Les principes de la pédagogie Montessori

L'apprentissage par l'expérience
L'abstraction ne se transmet pas. Tel est le postulat à partir duquel se base la réflexion montessorienne. Pour s'approprier les concepts, l'enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Là encore, cela passe par l'utilisation de matériel adapté. Il s'agit par exemple, pour expérimenter l'unité, la dizaine, la centaine etc. d'utiliser des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer, et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités.

L'activité individuelle
Si quelques activités sont présentées en petits groupes, la plupart se font plutôt en individuel, afin que les enfants s'approprient les concepts de façon personnelle.

L'éducation, une aide à la vie
Selon Maria Montessori, l'enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu'il le reste. Le respecter, c'est l'inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse. Le but de l'éducation montessorienne est d'aider l'enfant à acquérir une discipline intérieure.

Montessori : des écoles hors-normes

Une pédagogie de l'enfance
La pédagogie Montessori, à proprement parler, ne s'applique que pour les enfants de 3 à 12 ans, c'est à dire au primaire (écoles maternelles et élémentaires). Mais il existe aussi des collèges et des lycées d'inspiration montessorienne. Les professeurs y sont familiers avec la pédagogie Montessori et en gardent les valeurs de respect et de valorisation de l'enfant. Pour les moins de 3 ans, certains établissements proposent des ambiances « Nido ». Ce sont en quelque sorte des crèches montessoriennes.

De 3 à 12 ans : 3 classes
La pédagogie Montessori décompose le primaire en trois classes. La première, appelée la Maison des enfants, correspond à la maternelle et s'adresse aux 3-6 ans. La seconde, appelée école élémentaire, se décompose en deux classes : l'une pour les 6-9 ans, l'autre pour les 9-11 ans. Mais dans certains établissements, ces deux classes fusionnent, formant ainsi une classe unique pour les 6-11 ans. Les passages d'une classe à l'autre sont souples, et peuvent se faire en cours d'année, de façon, selon les montessoriens, a être au plus proche du rythme de l'enfant et à ne pas freiner ou accélérer son développement.

Bilinguisme
Beaucoup d'écoles montessoriennes en France sont des écoles bilingues (et ce, dès la maternelle), avec, dans chaque classe, un éducateur francophone et un éducateur anglophone. Pour certaines, cela peut aller jusqu'à mettre les enfants en immersion complète, pendant 3 heures par jour, dans une langue puis dans l'autre (par exemple, le matin en français, et l'après-midi en anglais).

Le programme
Les activités proposées aux enfants dépendent chacune d'un domaine facilement identifiable : vie pratique, sensoriel, mathématiques, langage, sciences, histoire et géographie, musique et art. Si l'enfant est libre de choisir lui-même ses activités, il n'en n'est pas moins guidé par l'éducteur(trice) montessorien, dont le rôle n'est pas d'enseigner un savoir, mais un « savoir-apprendre ». Aussi, il est de son ressort d'inciter les enfants à s'intéresser à tous les domaines, à multiplier les nouveautés et les envies de découvrir. Les écoles Montessori affirment couvrir très largement le programme de l'Education Nationale.

L'adaptation
Avant 6 ans, les enfants semblent ne pas avoir de mal à s'adapter à la pédagogie Montessori, mais pour les enfants plus grands, qui ont expérimenté le système classique, il se peut que cela soit plus compliqué. Moins passifs, mais aussi moins cadrés, ils peuvent avoir des difficultés à gérer la liberté qui leur est soudain accordée et à s'approprier les principes de l'autodiscipline. Et inversement pour un enfant qui passerait de la pédagogie Montessori à l'école publique.

3 questions à… Charlotte Poussin

Maman de quatre enfants et éducatrice Montessori. En septembre 2011, elle a ouvert, avec un groupe de parents et son équipe, une école Montessori aux Clayes-sous-Bois (78).

- Combien existe-t-il actuellement d'écoles Montessori en France ?

- Charlotte Poussin : Difficile à dire. Aujourd'hui, Montessori n'est malheureusement pas un nom protégé, pour la simple raison que Maria Montessori ne l'a pas fait de son vivant. Résultat, certaines écoles se disent Montessori, alors qu'en réalité, elles n'appliquent pas forcément la pédagogie Montessori. Une certification se met en place depuis deux ans, mais elle est extrêmement exigeante et c'est un long processus. Néanmoins, dans le milieu, nous savons quels établissements sont sérieux, et lesquels ne le sont pas. Ceux qui sont reconnus sont pour la plupart sur le site de l'Association Montessori de France, qui en recense une cinquantaine.

- On entend souvent dire qu'obtenir une place dans une école Montessori relève du parcours du combattant. Etes-vous d'accord avec ce constat ?

- Charlotte Poussin : C'est en effet le cas à Paris et en proche banlieue, où il y a beaucoup plus de demandes que de places, et où les listes d'attente sont parfois importantes. Mais ce n'est pas le cas partout. Chez nous, par exemple, comme nous ouvrons, il y a de la place ! Sauf dans les classes 3-6 ans, qui sont quasiment complètes. Et les inscriptions en cours d'année sont d'ailleurs tout à fait possibles !

- Quel est le coût de la scolarité dans une école Montessori ?

- Charlotte Poussin : Il varie d'une école à l'autre, les écoles parisiennes étant plus chères, puisque les loyers y sont très élevés. À titre d'exemple, dans mon établissement, elle est de l'ordre de 490 euros par mois en maternelle (soit 4 900 euros l'année), et de 540 euros chez les 6-11 ans (soit 5 400 euros l'année). C'est un budget conséquent, et à mon grand regret, c'est même un luxe en France. La raison, c'est que tous les frais sont à la charge des parents. En effet, l'état n'accorde aucune subvention aux écoles Montessori car l'Éducation Nationale ne valide pas le fait de regrouper des classes d'âge tel que nous le faisons. Nous sommes donc forcés d'être des écoles hors-contrat. Mais il faut savoir que la scolarité d'un enfant dans le système public coûte entre 7 000 et 9 000 euros par an à l'état. Dans l'absolu, nous sommes donc plus économes.

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Apprentissage du langage chez votre bébé

Encore dans le ventre de sa mère, le bébé perçoit déjà le rythme de sa langue maternelle, il s'en imprègne progressivement.
Dès son plus jeune âge, bébé gazouille... c'est sa façon à lui de s'exprimer.
Bébé est curieux et intrigué par tout ce qui l’entoure, y compris les bruits, les sons. Même s’il ne comprend pas ce qu'on lui dit, le bébé communique par des sons et répondra à sa façon par des voyelles, des O, E, A…. ce que nous adultes appelons des "AREU" ! L’enfant se plait à communiquer avec le monde extérieur, à reproduire les sons environnants. Les mots viendront plus tard.

Les étapes de l’évolution du langage de bébé au fil des mois :

L’évolution du langage de bébé est ponctuée par différentes étapes.
Dès la naissance, le nourrisson va percevoir les sons qui l'entourent, les mots de ses proches... il va commencer par crier pour communiquer.
Deux ou trois semaines après sa naissance, le nourrisson ne va pas forcément utiliser le langage (encore inconnu pour lui !) pour communiquer : il va imiter l’adulte, ouvrir la bouche comme pour parler, tirer la langue...
Vers l’âge de deux ou trois mois, le bébé va se lancer dans de longs roucoulements tel un petit pigeon ! Et tous les enfants du monde reproduisent ce même roucoulement.
Viendront ensuite les voyelles que bébé prononcera généreusement : bébé gazouille, il produit des sons et s'en amuse déjà.
Quelques mois plus tard, vers 4 ou 5 mois, le bébé va commencer à ajouter des consonnes non sans mal !
Vers l’âge de 6 mois, le babillage devient plus concis, des syllabes simples apparaissent.
Bébé tente de communiquer et reprend les vocalises qu’il perçoit.
Mettez deux bébés l’un à côté de l’autre, ils vont l’un et l’autre répéter les sons émis par chacun d’eux : le dialogue commence !

- A partir de 7 ou 8 mois, bébé va doubler les syllabes et prononcer les célèbres "BA BA BA" (ou "PA PA PA" ?).
- Vers l'âge de 9 mois, l'enfant sera capable de prononcer des mots simples tels que "papa", "maman".
- A partir d’un an, l’enfant sera en mesure de répéter des syllabes, de prononcer ses premiers mots, de mettre des intonations…
- Et très vite à partir de là, l’enfant va enrichir son vocabulaire, petit à petit il va associer deux ou trois mots et commencer à construire des segments de phrase.
- C’est vers l’âge de trois ans que l'enfant saura désormais dire "je".

Le rôle des parents dans l’apprentissage du langage :

Le rôle des parents est capital dans le bon apprentissage du langage d’un enfant.
C’est en effet dans l’échange, dans la communication avec son entourage que le bébé va enrichir son répertoire linguistique et progresser au fil des mois.
C’est pour cela qu’il est important de parler à bébé, de dialoguer avec lui sans utiliser un langage "bébé" et réducteur mais en s'adressant normalement et simplement à lui, en construisant des phrases simples mais réelles, en utilisant des verbes et pas seulement des substantifs.
Il est toutefois tout à fait normal que le bébé en apprentissage du langage ne reproduise pas exactement les mots prononcés par son entourage. Ainsi un enfant de 2 ans préférera parler de "dada" même si ses parents utilisent le mot "cheval". Cela fait parti de son monde et il faut le laisser passer par cette étape en veillant à ce que son langage évolue et qu’il progresse peu à peu vers le mot "cheval"…
L’important étant d’établir une communication avec l'enfant, un véritable échange.
Pour cela, il faut également éviter de reprendre systématiquement un mot mal prononcé, déformé afin de ne pas décourager l'enfant et lui ôter le plaisir de s'exprimer. La correction du langage de bébé ne doit pas être systématique et rébarbative pour l’enfant.
Et lorsque l’enfant parvient à corriger un mot, il faut le féliciter !
Comme pour tous les apprentissages, bébé a besoin d’être soutenu, encouragé pour progresser et prendre plaisir à ce qu’il fait en voyant de la satisfaction dans le regard de ceux qu’il aime…

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La phase du "non" chez l'enfant de 2 ans

C'est généralement vers l'âge de 18 mois que l'enfant entre dans ce que l'on appelle communément la phase du "non". Un enfant dont la réponse systématique à tout ce que ses parents vont lui proposer sera : "non", "veut pas", "pas" ou un simple "non" de la tête pour les moins bavards, caprice pour d’autres !

Le "NON"

C'est par cette phase d'opposition que nos grands bébés deviennent de petits garçons ou petites filles, qu'ils grandissent et s'affirment.
Cette opposition s’accompagne souvent de colères, bouderies ou caprices. L’enfant refuse d’obéir, refuse de manger, de se laver (alors que le bain était jusqu’alors un réel plaisir pour lui…).
Une phase qui peut perdurer jusqu’à l’âge de 3 ans, alors patience !
Que signifie cette attitude d’opposition ? Que faire face à un enfant qui dit "non" et encore "non" ?
Des questions auxquelles nous allons répondre.

Que signifie cette phase d’opposition ?

Cette phase d’opposition à l’autorité parentale marque une prise de conscience de la part de l'enfant qui se perçoit désormais comme un individu à part entière. Il prend conscience de son individualité et l’exprime par la négation de tout ce qu’on lui propose !
C’est aussi une manière pour le jeune enfant d’affirmer son autonomie toute nouvelle. Il marche depuis quelques mois seul, il peut aller où il le souhaite sans l'aide de quiconque... il devient indépendant (pour certaines choses seulement rassurez-vous !).
Dans le même temps, il se sert de ce "non" pour tester les limites mises en place par ses parents.
D’ailleurs, au grand désespoir de certains parents désemparés, on constate que cette opposition ne s’exprime qu’envers les parents…. A la crèche, avec papi et mamie… tout va bien et votre bébé est un ange !
C’est le moment pour les parents de fixer des règles et de les faire respecter par l’enfant car elles constituent la base de l'éducation que vous souhaitez lui donner. Les parents doivent se tenir aux règles imposées même si il est parfois plus facile de céder.

Que faire face à un enfant qui dit "non" ?

Les parents doivent avant tout être cohérents dans les règles qu’ils souhaitent édicter à leur enfant ; une cohérence dans le temps et une cohérence entre les deux parents est indispensable.
En effet, ils ne doivent pas accepter un jour quelque chose qu'ils ont refusé la veille par exemple, ou s’ils le font ils doivent en expliquer les raisons (par ex. si l’enfant n’avait pas le droit de rester veiller un peu le soir avec vous, le lendemain vous l'y autoriser parce que c'est samedi et qu'il ne va pas à la crèche).
Les parents doivent également être d’accord face à l’enfant : si l'un fixe une limite, l'autre doit également s'y tenir et ne pas céder à l'enfant. En cas de divergence d’opinion entre les deux parents, mieux vaut alors mettre les choses au point en l’absence de l’enfant.

En second lieu, il convient d’être ferme et catégorique dans vos décisions.

Inutile de crier, de se mettre en colère. Mieux vaut regarder son enfant droit dans les yeux, s’accroupir pour être face à lui et lui expliquer fermement ce que vous attendez de lui et pourquoi (par exemple prendre le bain pour se laver parce qu’il a jouer dehors… pour sentir bon…).
Il est par ailleurs conseillé de gérer le conflit sur le moment même et personnellement. Inutile de "menacer" votre enfant d'une fessée de papa qui rentrera plus tard... cela signifierait que vous n’êtes pas capable de vous en sortir seule (dans le cas de la mère) et que vous avez besoin d'aide... un peu déstabilisant pour l'enfant.
L’enfant a besoin de se sentir rassurer pour se construire et les limites font partie des éléments rassurants pour lui, des éléments qui constituent un repère fiable.

Et ne pas oublier de rappeler à votre enfant que vous l'aimez par-dessus tout et que vous êtes fier de lui.

Souvenez-vous que cette période ne dure que quelques temps, parfois jusqu’à 3 ans.
Si vous vous sentez totalement désemparés face à l’attitude de votre jeune enfant, n’hésitez pas à en parler à un professionnel (votre pédiatre ou un pédopsychiatre) qui saura vous aider à passer ce cap souvent pénible pour les parents, et encore plus difficile à gérer si vous élevez seul(e) votre enfant.

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L'angoisse des 8 mois

"L'angoisse du 8ème mois" représente un des moments essentiels de la différenciation entre l'enfant et sa mère.

C'est en effet autour du 8ème mois, avec une variante de quelques semaines, qu'apparaît une réaction quasi-croissante de l'enfant.
Ce dernier se met à pleurer lorsqu'il est en présence d'un étranger et que sa mère s'éloigne.
Auparavant, il souriait à tout le monde, il reste sérieux désormais voire très intimidé. Il a peur de ce et ceux qu'il ne connaît pas. Vous ne pouvez plus le confier à d'autres bras sans qu'il pleure ou crie. Il fait des cauchemars et se réveille en pleurant. Il a surtout peur de vous quitter, de vous perdre et donc ne supporte pas vos absences même de quelques secondes.

En effet, à ses yeux, vous êtes son repère bien-être (que vous soyez le père ou la mère !). C'est vous qui lui apportez sécurité, douceur, repas, câlins et consolations. Comme il ne lui est pas possible de s'imaginer votre retour lorsque vous vous absentez, il ne lui est pas possible non plus de se souvenir que c'est déjà arrivé et que vous êtes toujours revenu.

Ses seuls moyens de communiquer sont toujours les pleurs et les cris, mais rassurez-vous, il ne pleurera que quelques petites minutes lorsque vous le confierez à sa nourrice (ou à la crèche), juste le temps de s'adapter aux changements de lieu, de personne, … Cela recommencera tous les matins lorsque vous le quitterez, mais cette adaptation lui est nécessaire pour être à l'aise, tout comme il a besoin d'une période d'adaptation quand vous le retrouverez le soir.

Pour la majorité des psychanalystes, cette réaction ne peut être due à la seule "peur de l'étranger", mais à une angoisse de séparation doublée d'une crainte de ne plus revoir sa mère (reconnue par l'enfant comme seul objet privilégié).

L'angoisse du 8ème mois est une des périodes-clé du développement de bébé.
Pour le psychanalyste Spitz, il s'agit du 2ème organisateur de l'enfant : le 1er correspondant au premier sourire, le 3ème correspondant à l'acquisition du "non" vers l'âge de 18 mois.

L'intensité de cette angoisse n'est pas la même d'un enfant à l'autre. Cela varie selon son mode de vie, s'il a l'habitude de vivre en collectivité (sa nounou par exemple, et les enfants qu'elle  accueuille), de voir régulièrement de nouvelles têtes ; selon son caractère, s'il est sociable ou non ; et selon votre propre angoisse. Cette période dure entre 3 semaines et quelques mois.
Chez certains enfants cette période peut être pratiquement inaperçue.

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Première séparation

 

Vous reprenez  le travail après votre congé de maternité... ou après un congé parental:

- Si vous allaitez, évitez de sevrer votre bébé dans les jours qui précèdent votre retour au travail. Et conservez si possible la tétée du matin et celle du soir. Ce tendre rendez-vous vous fera le plus grand bien à tous les deux.

- Habituez votre enfant à de petites séparations avant de reprendre le travail. Confiez votre tout-petit à une personne de confiance pendant une heure ou deux pour faire une course, sortez déjeuner avec une amie, etc. Cela lui rendra les choses plus faciles le moment venu… et à vous aussi.

Si vous avez choisi une assistante maternelle, commencez par lui rendre une petite visite ensemble, puis laissez votre bébé une heure ou deux en sa compagnie et augmentez peu à peu la durée de vos absences.

Rédigez une petite note à votre assistante maternelle  pour récapituler tout ce qui vous semble important de savoir concernant le bien-être de votre bébé : ce qu'il aime, ce qui l'irrite, ses habitudes de sommeil, ses repas, ce qui le met en joie…

 Laissez-le emporter un petit jouet ou une peluche à laquelle il est habitué. Cela lui permettra de faire la transition avec la maison.

 
bebe couché

 

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" Touche pas à mon doudou "

C'est le pédiatre-psychanalyste anglais Donald Woods Winnicott qui, le premier, dans les années cinquante, a donné ses lettres de noblesse au doudou. Appelé « objet transitionnel », celui-ci aurait l'immense pouvoir d'évoquer la maman absente, d'aider le tout-petit à lutter contre l'angoisse de la séparation et de faire la transition entre son propre corps et l'extérieur, le connu et l'inconnu. Lors des tout premiers mois de sa vie, le bébé ne fait qu'un avec sa maman, il n'existe pas sans elle. Vers 8 mois, parfois avant, il se rend compte qu'elle est une personne séparée de lui, qu'elle peut s'absenter et qu'il reste seul. C'est une période difficile pour lui. C'est alors qu'il transforme un objet qu'il aime bien en doudou. Par le toucher et l'odeur, le doudou lui parle de sa maman et prolonge sa présence.

bébé avec doudou

 

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Le developpement moteur


reptation
6 à 12 semaines Votre bébé parvient à relever légèrement la tête.
3 à 6 mois Votre petit peut promener son regard dans la pièce en levant la tête.
6 à 12 mois Votre enfant se redresse et avance un petit peu sur les mains.
A partir de 12 mois Votre bambin marche à quatre pattes !

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Le sommeil de l'enfant

Comme nous bébé a besoin de plusieurs cycles durant son sommeil avec une période de sommeil lent( bébé est calme et secrète l'hormone de croissance ) et une période de sommeil paradoxal ou bébé s'agite et fait des rêves.
La durée du temps de sommeil varie selon chaque enfant mais en moyenne, son temps de sommeil est ainsi reparti :

Age la nuit le jour
( sieste matin & midi)
Total
naissance
10 h.
10 h.
20 h.

3 mois

10 h.
5 h.
15 h.

6 mois

11 h.
3 h. 30
14 h. 30

9 mois

11 h.

3 h.
14 h.
12 mois
11 h.
2 h. 45
13 h. 45
18 mois
11 h.
2 h. 30
13 h. 30
2 ans
11 h.
2 h.
13 h.
3 ans
11 h.
1 h.
12 h.

Cependant, à la sortie de la maternité , c'est plutôt l'anarchie et le sommeil de bébé va trouver son rythme jour/nuit progressivement.
A 3 mois, le bon rythme commence à se mettre en place et votre enfant commence à faire ses nuits !…Il en sera ainsi a peu près jusqu'à l'âge de 9 mois car après, parfois, certaines angoisses peuvent venir contrarier le bon sommeil de bébé...

bébé qui dort


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L' apprentissage de la propreté

Bébé caca potL'apprentissage se fait progressivement entre 15 et 36 mois, les filles étant un petit peu plus précoces que les garçons. L'enfant commence par devenir propre dans la journée mais continue à dormir avec des couches. Il lui faudra encore environ 6 mois pour être prêt à passer la nuit sans autre protection qu'une alèse pour protéger le matelas des petits incidents toujours possibles. En règle générale les enfants commencent à apprendre à aller à la selle, puis ensuite à soulager leur vessie. Mais vous pouvez commencer à le préparer en lui parlant du sujet, en lui lisant des histoires sur le sujet… Des petits signes vous indiqueront par la suite quand votre enfant sera prêt. En premier lieu, il faut que votre enfant marche, sache s'asseoir et se relever seul. C'est la preuve qu'il a acquis une certaine capacité psychomotrice et qu'il est capable de commencer à contrôler ses sphincters. Il doit également manifester un certain intérêt.

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Premiers pas

Explosifs et anarchiques, les gestes du nouveau-né vont peu à peu gagner en précision. Au stade du quatre pattes, succède l’apprentissage de l’équilibre sur ses deux jambes. Parmi cet apprentissage au long cours, l’habileté manuelle joue un grand rôle. Découvrez également comment préparer les petites sorties et les grands départs.

Premier gestes et apprentissage de la marche

bébé rampe

Les premiers pas, tous les parents les attendent impatiemment. Si certains bébés passent par le stade quatre patte plus ou moins longtemps, d’autres se lèveront d’un coup ! Pendant ce temps, les gestes deviendront plus précis. Mais n’oubliez pas que l’apprentissage de l’équilibre demande un peu de temps. L’important c’est d’accompagner bébé dans cette autonomie de plus en plus grande.

 

Les regards attendris et la satisfaction des parents encouragent la fierté de l'enfant à effectuer ses premiers pas. Jambes arquées et débuts hésitants entraîneront bien quelques chutes, mais rapidement bébé gagne avec assurance son passeport pour le monde des bipèdes.

La station debout

Bébé marche !Pendant les premières semaines, le nourrisson que l'on tient debout arrondit son dos et laisse tomber sa tête en avant.

A 12 semaines, il redresse la tête et la contrôle bien.
A 20 semaines
, il prend un léger appui sur ses jambes.
A 24 semaines, il s'appuie bien sur ses jambes.
A 30 semaines, il étend complètement ses jambes et saute de joie (si la mère ne l'en empêche pas de peur, de voir ses jambes s'arquer ! )

A 36 semaines, il se tient debout contre les meubles si on l'aide.
A 40 semaines, il s'accroche aux meubles pour se mettre debout. Il pointe les fesses en arrière.
A 48 semaines
, il marche de côté en se tenant aux meubles et peut marcher si on le tient par les deux mains.
A 52 semaines (1 an), il marche tenu par une seule main.

Il peut ensuite ne plus faire aucun progrès pendant 4 ou 6 mois. La marche sans appui apparaît en moyenne vers 13 mois. (10 à 16 mois). 3 % des enfants marchent seuls à 9 mois.

C'est vers 19 ou 20 mois que l'on considère généralement que l'absence de marche indépendante est anormale.

En route vers la marche

On peut définir la marche comme l'action de se déplacer vers un but, dans le plan antéro-postérieur, par l'intermédiaire d'une succession d'appuis sur un et deux pieds. Au cours de la marche, le sujet est en position permanente de déséquilibre, au sens mécanique du terme, déséquilibre maximum à la fin de la période d'appui sur un pied.

A 10 mois, l'enfant n'a jamais fait l'expérience de se tenir debout sur un pied, or cette posture correspond dans la marche adulte à 80 % de la durée d'un pas. L'enfant va donc devoir explorer cette propriété fondamentale de la marche afin de la maîtriser et d'acquérir une marche fluide et stable. Au début, l'enfant marche en levant très haut ses jambes et en faisant des pas inégaux dans des directions différentes. Il garde les coudes fléchis et les bras en abduction.

A 15 mois, il ne peut pas lancer une balle sans tomber.

A 16-18 mois, il peut monter un escalier en posant un pied après l'autre sur chaque marche et en se tenant à la rampe.

A 21 mois, il ramasse un objet sans perdre l'équilibre.

A 2 ans, il monte et descend un escalier tout seul en posant les deux pieds sur chaque marche ; il peut donner un coup de pied dans un ballon sans tomber.

A 2 ans et demi, il peut marcher sur la pointe des pieds et sauter mais ne se tient pas sur un seul pied.

A 3 ans, il monte un escalier en mettant un seul pied sur chaque marche mais il le descend encore en mettant les deux pieds sur chaque marche.

bébé premiers pas

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Le comportement de Bébé à table

 

Age Le comportement de bébé à table
A 4 mois Il débute avec la petite cuillère.
A 6 mois Il parvient à boire à la timbale que l’on tient.
A 7 mois Il s’assoit dans sa chaise haute  pour les repas.
A 9 mois Il tient lui même son biberon, le met dans la bouche et l’enlève lorsqu’il a terminé. Il tient un boudoir dans sa main et le suçote.
A 12 mois Il tient un biscuit entre le pouce et l’index et le mange proprement.
A 15 mois Il tient seul sa timbale à deux mains. Il commence à tenir maladroitement sa cuillère. Il fait ses choix en montrant du doigt.
A 18 mois Il mange une partie du repas seul avec la petite cuillère et demande de l’aide en milieu de parcourt.
A 21 mois Il peut manger seul de tout mais en met encore un peu partout.
A 2 ans Il peut manger proprement,
Il tient sa timbale à une main.
A 2 ans et demi il découvre la fourchette mais a encore besoin de la cuillère.
A 4 ans il se sert d’un couteau pour couper du fromage mais votre aide est nécessaire pour couper viandes et fruits durs et ce, jusqu’à l’âge de 6 ans

 

repas de bébé

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